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28 février 2009
Vidéos
J'ai posté sur dailymotion des vidéos de qualité très moyennes (faite avec un appareil photo numérique) qui montre les étapes de réalisation de la rosace que je propose en stage. Pour les trouver, il suffit de taper sur le site de dailymotion.fr le nom artsurbois dans le moteur de recherche.
C'était un premier essai; je ne compte pas m'arréter là, mais la prochaine fois, j'utiliserai sûr une vraie caméra (t'es d'accord Yann ? ;-) )
Infos sur les stages: pour Mars, pas d'inscription, pour Avril, il ne me reste plus qu'une plage de 3 jours, du 6 au 8 Avril. Pour les autres mois, il y a encore des places ( attention: les stages d'été étant souvent complets, c'est toujours mieux de s'inscrire à l'avance); je ne confirme les stages qu'à partir de trois inscriptions.
Salutations de sculpteur ;-) !!
Affûtage d'une gouge avec une meule à eau.
Pour les outils bruts de forge, il faut en arrondir légérement l'extrémité, afin d'améliorer la qualité de travail. Attention cependant à ne pas le faire trop souvent, sans quoi, on réduit leur durée de vie.
Faire le biseau intérieur (longueur 2 mm avec un angle de 10°), sur l'angle de la meule si l'on ne possède pas de meule multiforme.
Pour cela, se servir d'un gabarit en carton d'un angle de 10° que l'on plaque à l'intérieur de la gouge afin de contrôler l'angle à obtenir.
Lisser le biseau intérieur avec une pierre très abrasive sur tout l'arrondi. Pour avoir un geste précis, prendre appui sur la barre du touret.
Ensuite on meule le talon avec un angle de 15°.
On se promène sur toute la largeur de la meule pour ne pas la creuser. Avec un appui sur la barre de guidage et un oeil sur un morceau de bois, mis à côté de la meule et sur lequel plusieurs traits nous servent de repères, pour ne pas changer d'angle.
On contrôle avec le gabarit en carton sur lequel, comme l'indique la photo, un angle de 15° et un de 10° ont été dessinés.
Très important: on retourne la gouge vers la lumière pour contrôler si l'on a obtenu du morfil sur tout l'arrondi de la gouge. La qualité de l'affûtage dépend de la capacité à contrôler ce que l'on meule sans modifier l'arrondi, ni enlever trop de matière (autrement il n'y a plus de biseau intérieur), et pour une gouge creuse comme celle-ci, il ne faut pas craindre de tourner son poignet.
L'étape primordiale: enlever le morfil avec une pierre naturelle très douce (de la pierre ardennaise belge, vendue par trois, la plus facile à trouver chez les outilleurs professionnels!). On commence par l'intérieur, avec une pierre choisie pour une forme qui s'adapte au mieux à l'arrondi de la gouge, et l'on travaille en s'appuyant sur notre biseau intérieur de 10°.
Avec le plat de la pierre, on appuie sur tout le talon, avec un geste de haut en bas, tout en insistant sur l'arrondi de la gouge. Le but est d'user l'acier pour en enlever le déchet, autrement dit le morfil, et ainsi obtenir une pointe parfaite avec les angles désirés. Cette opération ainsi que la précédente doivent être répétées au moins 5 ou 6 fois dans cet ordre.
Pour ceux qui possède un cuir à côté de la meule, on peut l'utiliser pour affiner mécaniquement ce travail. Mais attention, l'inconvénient, c'est que l'on peut facilement arrondir l'extrémité de l'outil, ayant pour résultat, qu'il ne pénètre plus facilement dans le bois si l'on s'appuie sur son talon.
Même opération avec le cuir, sur le talon, en étant vigilant, encore une fois, à ne pas arrondir le bout de l'outil.
La gouge affûtée avec un biseau intérieur et un talon régulier, rectiligne, jusqu'à la pointe.
Résultat: on peut travailler aussi bien avec l'arrondi intérieur que
le creux de la gouge.
Stage Février 2009
Un seul stagiaire pour ce mois, car deux personnes se sont désistées: Jean-Paul 
ébéniste de formation venu pour un stage professionnel, qui reviendra pour trois autres stages. On voit sur cette photo
son application dans la réalisation de sa rosace.
La rosace finie, est presque parfaite; cela fait bien longtemps que je n'avais pas vu de première rosace aussi bien réalisée. Son projet est d'enseigner dans le cadre d'un Prado sur Lyon, la sculpture à des jeunes en difficultés scolaires.
Pour un ébéniste, pour qui le geste de sculpteur n'est pas familier, c'est un beau travail.
Le voilà sur son épi de blé:
.
Avantage pour le prof quand il n'a à s'occuper que d'un stagiaire, il peut en même temps poursuivre son ouvrage:
un panneau de cuisine
, deux petites commodes miniatures
, un autre panneau de cuisine
(un clin d'oeil à Alexandra Machet www.machetcreations.com fabricante de cuisines, très à la pointe en décoration, à Pont de Beauvoisin, pour qui j'ai la chance de travailler fréquemment).
Pour finir une photo de groupe à elle toute seule: l'épi de blé de Jean-Paul 
